La vérité à propos des élèves «talentueux» et supérieurs

Chris Croll//23/03/17  /traduit par google, parce que je ne maîtrise pas assez l’anglais ^^

Alors que certains parents s’entendent pour essayer de faire en sorte que leurs enfants soient identifiés comme «doués», j’aimerais éclairer la réalité de ce que signifie vraiment élever un enfant doué.

Tout d’abord, un quiz. Lequel des éléments suivants pensez-vous être vrai?

  1. A) Les enfants doués reçoivent généralement les A’s à l’école
  2. B) Les enfants doués sont souvent des maîtres dans la salle de classe
  3. C) Les enfants dotés ont une fonction exécutive exceptionnelle (organisation, gestion du temps, etc.)
  4. D) Les enfants dotés ont tendance à être des leaders naturels
  5. E) Aucun des éléments ci-dessus

La réponse est, bien sûr, E. Les énoncés ci-dessus décrivent les étudiants hautement performants et non les dotés. C’est une distinction que les parents d’enfants doués souhaitent que les autres comprennent.

Les élèves qui se produisent à un niveau académique de pointe sont les plus performants. Ils prennent les cours les plus difficiles et les acceptent tous. Ils sont tenaces. Ils ont du sable. Les enseignants l’aiment parce qu’ils s’engagent avec enthousiasme avec n’importe quel matériel présenté en classe. Les pairs admirent leur succès scolaire et les recherchent. Les grands réalisateurs exercent souvent des rôles de leadership dans les activités parascolaires. Ils font du sport et un instrument et ils sont leaders dans les clubs. Les meilleurs réalisateurs possèdent d’excellentes compétences en études et compétences sociales et ils continuent à s’améliorer dans les collèges d’élite.

Les étudiants doués, d’autre part, peuvent ou ne pas gagner de bonnes notes à l’école en fonction d’une foule de facteurs, y compris leur intérêt pour le sujet enseigné, leur respect pour la profondeur des connaissances que le professeur possède et même leur niveau de confort physique la salle de classe. Les étudiants doués frustrent souvent les enseignants parce qu’ils ne sont pas à la hauteur de leur potentiel, en particulier dans les cours qui leur sont trop faciles. Les enfants doués possèdent souvent des compétences de fonction exécutives médiocres, de sorte qu’ils perdent leurs devoirs et ne savent pas comment étudier pour les examens. Beaucoup d’enfants doués ont peu d’amis en raison de leurs intérêts ésotériques. Parfois, ces étudiants se sentent si isolés qu’ils deviennent déprimés … même suicidaires. Un nombre étonnamment élevé d’étudiants doués abandonnent l’école secondaire et ne se rendent jamais au collège, en dépit de leur intelligence innée.

[ Voir l’article connexe, « Going for Gifted », ici .]

Bien que tous les enfants aient des cadeaux, tous les enfants ne sont pas «doués» tels que définis par les chercheurs et les éducateurs du monde entier. La définition la plus couramment utilisée est la suivante: «Le talent est un développement asynchrone dans lequel les capacités cognitives avancées et l’intensité accrue se combinent pour créer des expériences et des connaissances internes qui sont qualitativement différentes de la norme. Cet asynchronisme augmente avec une capacité intellectuelle plus élevée. L’unicité des doués les rend particulièrement vulnérables et nécessite des modifications dans la parentalité, l’enseignement et le conseil pour qu’ils puissent se développer de manière optimale. »(The Columbus Group, 1991)

Suite de l’article en anglais
Chris Croll serves as executive director of Loudoun County Parents of Gifted Students. Contact her at chris@locopogs.org.]

Les autistes Asperger, talents trop mal employés en France

Hélène Combis-Schlumberger  26.07.2016 france culture

Une étude de l’Université de Harvard faisait récemment cas d’entreprises informatiques qui, à l’étranger (Inde, Allemagne, Etats-Unis…), recrutent des autistes Asperger pour leurs compétences spécifiques. L’occasion de faire le point sur leur insertion professionnelle en France… plus difficile.

« SAP, l’autisme au travail« , tel est le nom de cette étude de cas signée Gary Pisano et Robert Austin, professeurs à la Harvard Business School, et parue en janvier 2016. SAP, c’est le nom d’une entreprise qui conçoit et vend des logiciels. En 2013, sa filiale en Inde a lancé un programme destiné à ce que 1% de sa masse salariale soit dorénavant composée d’autistes Asperger ou d’autistes de haut niveau (défini par un QI supérieur à 70 sur l’échelle de Wechsler). Asperger, cette forme d’autisme qui, sans réduire la cognition (qui est simplement différente), rend difficiles les relations sociales pour ceux qui en souffrent…

VR Ferose, directeur général de SAP Labs India, dont le fils est diagnostiqué Asperger, défendait sa démarche en expliquant qu’un salarié Asperger pouvait être trois fois plus performant que les autres, dits « neurotypiques ». Même s’il ne s’assimile pas du tout à de la charité, un tel programme d’intégration est évidemment gagnant-gagnant : il permet aux personnes Asperger de développer un sentiment de « bien être » en se sentant intégrées dans une entreprise, en s’établissant dans une routine qui leur est essentielle.

« La beauté des choses, c’est qu’on dit que notre cerveau est plastique et que nous sommes tous capables de nous adapter, Asperger ou pas. Plus vite, plus tôt, plus intensément on fait travailler des personnes Asperger dans des modes de fonctionnement qui leur permettent de dépasser leurs difficultés, plus ils vont être capables d’avancer. » Francine Stourdzé, de l’association Actions pour l’autisme

Ce programme d’intégration a eu tôt fait de séduire les autres filiales de SAP en Allemagne, aux Etats-Unis, au Brésil, au Canada, en République tchèque et en Irlande, mais aussi d’autres entreprises informatiques, comme Hewlett Packard Enterprise, en Australie, et Microsoft.

« Environ 60% des personnes atteintes de troubles du spectre autistique ont une intelligence moyenne, ou supérieure, mais 85% sont pourtant sans emploi. » Gary Pisano

A la base, une initiative de Specialisterne, une société de logiciels danoise, dont les trois quarts de la main d’œuvre sont diagnostiqués TSA (troubles du spectre autistique) et qui a été fondée en 2004 par Thorkil Sonne, dont le fils est lui aussi diagnostiqué autiste : « Depuis sa création, il s’agit d’une entreprise à but lucratif, en se fondant sur les talents des employés, et non sur des diagnostics, pour attirer les clients« , précise l’étude à propos de Specialisterne.

Stéphanie Nennstiel, directrice de l’intégration et de la diversité à SAP, souligne avec force que le projet n’a rien à voir avec une initiative sociale : « On emploie des gens autistes pour les mêmes raisons qu’on emploie des personnes qualifiées. On veut attirer les meilleurs talents dans notre industrie, et il y a une pénurie de talents pour remplir ces postes. Nous voulons exploiter une réserve de talents qui ne sont pas exploités. »

Sur le modèle de celles de Specialisterne, des formations douces sont prévues en interne à SAP pour aider les personnes autistes Asperger à intégrer au mieux l’entreprise. Elles prennent la forme de rencontres informelles au cours desquelles les candidats conceptualisent leurs idées, leurs échanges, grâce à des constructions Lego… et sont, ou non, embauchés à la clé, en fonction de leur talent.

Quelles perspectives nouvelles entrevoient les employeurs en recrutant des personnes ayant des troubles du spectre autistique ? « Tester des logiciels est un travail extrêmement exigeant et requiert beaucoup de précision, mais c’est tellement répétitif que ça anesthésie le cerveau, affirme Robert Austin,C’est important de le faire correctement, mais il est difficile de garder suffisamment d’attention pour ce faire. » Or, comme le confirme Francine Stourdzé, cofondatrice de l’association privée Actions pour l’autisme, créée fin 2011, et grand-mère d’un garçon de 13 ans diagnostiqué Asperger, les autistes Asperger ont une capacité de concentration et un souci du détail exceptionnels : « Ils ont des difficultés pour rendre compréhensible une image complète, puisqu’ils vont s’attacher à des détails… Mais ça peut être aussi positif : on considère par exemple qu’ils sont excellents en tests informatiques car ils sont capables de repérer les erreurs avec plus de rapidité que tout le monde« . Et de souligner que certaines personnes autistes de haut niveau, à l’image du très médiatisé Daniel Tammet, possèdent une appétence extraordinaire pour les chiffres, moyen de communication avec le monde extérieur.

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