Surdoués, Haut Potentiel de souffrance?

RTS – Radio Télévision Suisse Ajoutée le 29 mars 2017

Enfants et adultes, ils représentent environ 2% de la population. Des génies ? Pas toujours ! Et leur parcours est jalonné de difficultés et problèmes affectifs.

On les surnomme « surdoués », « enfants précoces », « zèbres » ou HPI pour haut potentiel intellectuel. Enfants et adultes, ils représentent environ 2% de la population, à l’extrême droite de la courbe du QI, au-delà de 130. On les imagine premiers de classe, rentrant de l’école avec des bonnes notes et le sourire. On les devine ensuite chef d’entreprise, décideur politique, grand professeur ou brillant artiste. Souvent, un peu prétentieux. Détrompez-vous! La vie des enfants et adultes à « haut potentiel intellectuel » n’est pas toujours un long fleuve tranquille pavé de belles réussites. Au contraire. Hyper intelligent rime souvent avec hyper-stimulé et hypersensible… Il peut y avoir en outre des déséquilibres entre raison et émotion. Une souffrance taboue qu’évoquent plusieurs témoins dans ce reportage éclairant signé Christophe Ungar.

le site RTS

Eve-Marie Koehler, surdouée pour hauts potentiels

27 11 2016

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Une femme libre
L’Ecole Germaine de Staël qu’elle a fondée en 2009 accueille cinquante enfants à «haut potentiel» de 3 à 17 ans. Dans son bureau, un portrait de Germaine de Staël l’inspire quotidiennement. «Cette femme libre, fille de Jacques et Suzanne Necker, Suisses romands devenus des figures marquantes de la société parisienne, a eu une influence à la fois politique et littéraire à travers l’Europe», explique avec admiration celle qui prépare un doctorat sur le sujet.
Mais ce qui l’occupe quotidiennement, en plus de ses cours de pilotage ou de ses cinq enfants, c’est la gestion de son école et le bien-être des écoliers qui la fréquentent. Son établissement, composé de cinq classes avec des petits effectifs, propose un programme enrichi, avec des langues étrangères, de la musique, du théâtre, des sciences poussés ou du tai-chi pour des filles et garçons qui ont pour point commun d’avoir un quotient intellectuel dépassant les 125.

Pas davantage de hauts potentiels qu’avant
Face à l’ampleur du phénomène et au manque de structures dédiées aux hauts potentiels (HP) – mis à part la Garanderie à Lausanne – elle doit constamment refuser des demandes malgré l’écolage qui s’élève de 14 000 à 26 000 francs, proportionnellement aux revenus.Elle envisage d’agrandir son école mais peine à trouver des locaux. «Environ 3 à 4% de la population possède un quotient intellectuel supérieur à 125, toutes classes socio-économiques confondues. Il n’y a pas davantage de hauts potentiels qu’avant mais aujourd’hui les enseignants ont appris à mieux les identifier. Ces enfants possèdent une pensée en arborescence, parfois envahissante, avec des idées qui en appellent d’autres. Ils présentent une très grande sensibilité, ont une énorme capacité de mémorisation, un esprit de synthèse et une très bonne logique», explique-t-elle, intarissable sur la thématique qu’elle a étudiée à l’Université Paris V, sous la conduite de Maria Pereira.

Caractère explosif
«Si certains enfants s’intègrent bien dans un système scolaire traditionnel grâce généralement à une famille qui les nourrit intellectuellement, d’autres présentent des troubles ou des signes d’ennui très marqués, avec parfois des échecs scolaires. D’autres encore se blindent émotionnellement et s’intègrent mais cela laisse des traces. Ils se transforment parfois en adultes aigris et en veulent à la société entière», poursuit-elle.
la suite ici

Quand c’est la psychiatrie qui révèle le haut potentiel… Dr Perrine Vandamme

by | 10 juil 2011

par congresvirtuel

Quand la psychiatrie révèle le Haut Potentiel

La notion du Haut Potentiel chez le sujet adulte est encore bien peu abordée, et le plus souvent absente du schéma de compréhension et de décision du psychiatre qui reçoit en consultation un de ces sujets.
Ceci, pour différentes raisons :
1/On en connaît de plus en plus sur la question des enfants précoces, au travers des problèmes de scolarité qu’ils peuvent rencontrer, ou des symptômes qui peuvent les amener dans les cabinets des psys. Leur devenir à l’âge adulte reste par contre encore bien peu connu.
2/ Le Haut Potentiel n’est pas une maladie, et les psychiatres, contrairement aux psychologues qui sont formés à la question de l’intelligence, n’ont aucune formation, voire aucune idée sur le sujet…
3/ Enfin, la plupart des enfants à Haut Potentiel seront des enfants heureux, et deviendront des adultes heureux. Et ce, probablement d’autant plus que ce potentiel aura été détecté, expliqué, et accompagné pour aller dans le sens de leur épanouissement.
Par contre, une fraction non négligeable de cette population, non détectée, ou bien ne bénéficiant pas d’un entourage familial ou éducatif adéquat, risquera de se trouver en situation de sous utilisation de ce Potentiel, avec une difficulté dans la construction de leur personnalité, et dans la capacité à trouver un équilibre de vie épanouissant.

Que risque le sujet adulte à HP non détecté au cours de sa vie, en termes de symptômes psychiatrique ?

-Chez les sujets qui ont pu optimiser leur potentiel, dans le sens de la réussite professionnelle ou personnelle :

1/ Un risque anxieux avant tout.
L’anxiété semble quasi constante chez le sujet à HP, liée entre autre à un pseudo-perfectionnisme. Toute son échelle de valeurs est en effet biaisée dans la mesure où, pour le sujet à HP, la norme, c’est la perfection.
L’anxiété sociale et relationnelle sera aussi communément retrouvée, car le sujet à HP non détecté n’a souvent pas conscience de son décalage par rapport à la moyenne, et aura tendance, surtout pour les femmes, à s’accorder peu de valeur.
Ce manque d’estime de soi, associé à une hypersensibilité émotionnelle (qui semble aussi très commune), seront des facteurs favorisants de décompensations dépressives.

2/ En aval du risque anxieux, un risque dépressif :
Trop d’activités, trop de projets, une hypersensibilité émotionnelle pouvant compliquer les rapports sociaux, des troubles du sommeil par incapacité à mettre sa tête au repos, et c’est le syndrome d’épuisement classique, qui est une dépression qui se manifeste notamment par une incapacité brutale à penser.
Comme le sujet à HP présente un idéal du Moi très élevé (voire en plus un Surmoi très rigide…), et une fâcheuse tendance à vouloir dépasser ses limites, ce tableau dépressif pourra être subit, et surtout très mal toléré sur le plan narcissique, avec des risques de mise en danger important.

Les sujets qui n’ont pas pu utiliser leur potentiel dans le sens de la réussite sont plus difficiles à détecter en consultation psychiatrique, alors même qu’ils sont souvent en grande souffrance du fait de la sous-utilisation de leur intelligence.

Indéniablement, Haut Potentiel rime avec excès. Excès de sensations, excès de stimulations, excès de pensées, excès de sentiments, mais surtout excès d’énergie.
Ces personnalités sont excessives, avec toutes un style différent, conditionné par le tempérament, qui est une donnée innée, et canalisées par ce qui aura été proposé par l’environnement.
Si l’environnement a été ouvert, curieux, tolérant et stimulant, mais aussi cadrant, l’énergie est canalisée sur une multitude de rails…
Dans le cas contraire, l’excès d’énergie reste « coincé » à l’intérieur du sujet, et se retourne contre la personne. Ce qui produit une inhibition en surface, et la création de voies de sortie pathologiques de l’énergie en excès, au travers de symptômes, et ce d’autant plus que le milieu familial aura été pathogène ou non sécurisant.
On retrouve là en premier lieu des symptômes anxieux et pseudo-obsessionnels, avec une dispersion de la pensée, des raisonnements obsédants, voire de vraies obsessions idéatives (la pensée classiquement décrite chez le sujet à HP comme arborescente perd –ou bien n’a jamais développé- son système de priorités et de tâches subalternes, et devient confuse et « douloureuse »).
On trouve aussi un risque addictif, soit à des produits (cannabis et alcool préférentiellement), mais aussi des addictions comportementales comme des Troubles du Comportement Alimentaire, l’addiction à internet, ou tout simplement une addiction à la rêverie qui est en fait vivre sa vie en rêve, sans obstacles ni contraintes… Ces addictions ont pour fonction de permettre au sujet de se « vider la tête » face à une pensée qu’il n’arrive pas à canaliser et utiliser correctement.

Lorsqu’un adulte ou un adolescent de ce type arrive dans le cabinet d’un psychiatre, le psychiatre ne voit que la surface, l’inhibition ou les symptômes, et seule une attention particulière permettra de suspecter le HP caché. D’où un sacré risque de passer à côté d’une donnée centrale de la problématique, et de ne proposer qu’une prise en charge partiellement efficace.

Alors, comment rendre la vie plus belle aux sujets à Hauts Potentiels adolescents et adultes ?

Le déroulement est en fait le même que pour l’enfant précoce qui rencontre un psychologue, et s’organise autour de trois étapes :

1/Tout d’abord, il faut savoir reconnaître le Potentiel
Puis il faut transmettre au patient cette idée, et lui dire que cette hypothèse sera prise en compte dans la prise en charge, ce qui nécessite un peu d’assurance et de persévérance face à des patients parfois incrédules ou sceptiques, jusqu’à ce qu’ils arrivent à se l’approprier.
Reconnaître le Haut Potentiel, veut dire aussi faire une relecture du parcours du sujet, et déterminer en quoi ce potentiel a pu être un plus ou un frein dans la réalisation de son épanouissement.
Et cela veut enfin dire les encourager à assumer cette différence.

2/ La deuxième étape est de leur expliquer comment ils fonctionnent. Comment canaliser leur intelligence et leur énergie pour sortir de l’inhibition, des obsessions, comment arriver à se vider la tête pour retrouver le sommeil.
Comment aussi retrouver un plaisir à utiliser son intelligence, là où penser est souvent devenu une contrainte, voire une torture.
Une approche en thérapie corporelle associée (relaxation, psychomotricité) sera souvent conseillée.

3/La dernière étape sera de les remotiver, autour de la reprise d’études, de projets professionnels, autour d’un projet artistique ou créatif.
Toutes les idées, leurs idées sont bonnes à prendre, car on sait bien qu’un sujet à Haut Potentiel motivé aura les moyens de réussir ce qu’il entreprend.

Alors bien sûr il y a aussi le reste du travail psychiatrique et psychothérapique, en gardant à l’esprit que ce travail ne pourra produire de bons résultats chez le sujet HP que dans un cadre particulièrement interactif et explicite.

Dr Perrine Vandamme, mai 2011

vidéo et texte original intégrés sur le site avec l’aimable autorisation du Dr Perrine Vandamme,

tirée de http://www.congres-virtuels.com/.

Comment détecter les enfants à haut potentiel ?

VERVIERS – En Belgique, l’association EHPtente d’aider les parents à mieux comprendre le fonctionnement de leur enfant à haut potentiel.

Viviane Gilet est responsable pour la région de Liège-Verviers de EHP Belgique (association belge pour l’épanouissement du haut potentiel). Il y a 6 ans, elle est entrée dans cette association alors qu’elle cherchait à comprendre sa fille, une enfant à haut potentiel. «EHP regroupe des parents qui sont confrontés à la problématique du haut potentiel. Nous essayons de les aider en leur donnant des informations, des conseils…»

Être un enfant à haut potentiel, c’est encore une image idéalisée dans la plupart des esprits. «Les gens restent dans le fantasme du petit surdoué à lunettes premier de classe, le Monsieur je-sais-tout. Être à haut potentiel, c’est un fonctionnement particulier, mais ce n’est pas être plus doué qu’un autre. C’est avoir des facilités de mémoire, de calcul mathématique, mais aussi avoir d’énormes difficultés en terme d’élaboration et d’explicitation de la pensée qui est tellement rapide qu’un enfant passe tout de suite de A à Z.» Les enfants à haut potentiel sont même parfois confondus avec des caractériels car ils ont souvent du mal à s’adapter à l’enseignement scolaire. «Je pense que les enseignants ont toujours cette image du premier de classe ou bien celle d’un enfant poussé par ses parents alors que les parents sont plutôt bousculés par le fonctionnement de leur enfant. Ces enfants sont stigmatisés.»

Mais c’est quoi, un «HP»?

«Un enfant à haut potentiel a déjà toutes ses spécificités d’enfant. En plus, il est en perpétuelle interrogation, a une sensibilité exacerbée, ne peut faire des choses que lorsqu’il en a compris le fondement, n’a pas confiance en lui, demande énormément d’attention, ne s’embarrasse pas de ce qui pour lui n’est pas essentiel, est très vite performant lorsqu’il commence à faire quelque chose mais le fait instinctivement, sans établir de processus.» Cette dernière caractéristique a des implications au niveau scolaire où ce type de fonctionnement n’est pas privilégié. À l’école, l’apprentissage fonctionne de manière séquentielle et l’enfant à haut potentiel, qui a une pensée en arborescence avec 1 000 idées qui lui viennent en même temps, doit apprendre à apprendre.

«Ce sont aussi des enfants qui fonctionnent essentiellement à l’affectif. S’ils aiment le prof, ils ont 18/20; si non, 2.» Et enfin, contrairement à ce que l’on pourrait croire, un enfant à haut potentiel ne se met pas en avant, il se planque. «Si la moyenne est 14, il a 14 et si c’est 2, il a 2. Il veut surtout se fondre dans la masse, ne pas sortir du lot.»

S’il y a un doute, faire tester

«Nous conseillons aux parents qui ont un doute de faire tester leur enfant auprès d’un spécialiste qui connaît la problématique et possède les derniers testings validés.» En règle générale, un psychologue réalise avec ce type d’enfant le test de Wechsler afin d’observer son mode de fonctionnement intellectuel et de pouvoir l’évaluer. Ensuite, des tests projectifs sont également effectués (type test de Rocherath) pour déterminer l’estime que l’enfant a de lui-même et son rapport aux autres. «C’est le croisement de ces tests qui permet de déterminer si l’enfant est “ haut potentiel ”.»

Poser ce diagnostic, c’est important, selon Viviane Gilet: «Cela permet de mieux comprendre le fonctionnement de son enfant et de pouvoir réaliser des aménagements, notamment au niveau de la scolarité, afin que tout se passe bien. C’est une manière d’objectiver les choses, sinon on reste dans le flou et le fantasme.» Au total, il y aurait 2 à 5% d’enfants «HP». «Il faut sortir du fantasme, il y a 1 ou 2 enfants à haut potentiel par classe.»

Besoin d’aide? http://www.ehpbelgique.org

  • Source: lavenir
  • Élodie CHRISTOPHE

Le Mans Enfants précoces : « Notre cerveau va juste plus vite »

Ethan et Gaspard sont scolarisés en 6e enfants précoces.

En 6e au collège Saint-Louis au Mans, Gaspard et Ethan, 11 ans, ont été diagnostiqués précoces. Ils racontent l’exclusion subie en primaire.

Le témoignage de Gaspard est bouleversant. Avec un grand sérieux et un langage soigné rarement observés chez un enfant de cet âge, le jeune Manceau raconte ses années de souffrance à l’école primaire.

« Je préférais rester seul plutôt que d’être maltraité »

Quand les autres enfants « qui faisaient deux têtes de plus » que lui, lui menaient la vie dure. « Ils me traitaient d’intello, ils se moquaient sans arrêt de moi, de ma coiffure, de ce que je disais ».

Des mots qui font mal, souvent accompagner par des coups. « Ils me tapaient dessus et me prenaient par le cou pour m’étrangler ».

Gaspard raconte aussi les longues récréations « passées tout seul sur un banc. Mais ça ne me dérangeait pas. Je préférais rester seul plutôt que d’être maltraité ».

Alors, le jeune garçon tente de se fondre dans la masse. « J’ai adopté des mots de leur vocabulaire, j’ai commencé à mettre des vêtements comme eux. Mais ce n’était pas moi, je ne me sentais pas mieux en essayant de devenir comme eux ».

« On ne se sent pas différents »

Physiquement plus grand que Gaspard, Ethan, lui, exprimait, son malaise de manière différente. « C’est moi qui tapais les autres », reconnaît le petit Manceau. « Ils se moquaient de moi, ça me mettait très en colère. Alors, j’avais un mauvais comportement. Mes parents m’ont emmené voir un psy parce que ça se passait vraiment mal. C’est là que j’ai fait des tests et qu’on a dit que j’étais précoce ».

Le diagnostic de précocité, posé « entre le CE2 et le CM1 » pour Ethan et en fin de CM2 pour Gaspard, n’a pas « changé grand-chose » pour les deux garçons. « Mes parents n’ont pas voulu le dire à la maîtresse », confie Ethan. « Ils ne voulaient pas qu’on me mette « dans une case » mais plutôt que je reste avec les enfants de mon âge ».

« C’était l’été dernier, en Italie », raconte Gaspard avec un sérieux touchant. « Nous étions sur la plage et mes parents m’ont dit « voilà, tu es précoce, tu vas aller dans un collège spécial ». J’étais surtout soulagé de quitter ceux qui me martyrisaient. Je ne me sens pas différent des autres enfants ».

« Le sentiment d’être plus à notre place »

Prenant sa tête entre ses mains, Gaspard prend un air dépité : « Vraiment, ça me hérisse quand des enfants disent « J’ai des super-notes, je suis précoce ». Ça n’a rien à voir. Les gens ne réalisent pas ce que c’est que d’être précoces et je ne comprends pas pourquoi on nous rejette comme ça ».

Et Ethan d’ajouter : « Parfois, j’ai des mauvaises notes. Ça ne veut rien dire. On peut être précoce et ne pas tout comprendre à l’école. C’est juste notre cerveau qui va plus vite et qui fonctionne différemment. Ce n’est pas une raison pour nous mettre à part ».

À Saint-Louis, Gaspard et Ethan ont intégré une classe de sixième spécialisée dans les enfants à haut potentiel intellectuel. « On se sent mieux dans notre peau quand même », se réjouissent les deux jeunes garçons. « On a le sentiment d’être plus à notre place. Même si c’est toujours un peu dur avec les autres enfants de 6e qui nous rejettent ».

Dans la cour, « on est toujours entre précoces et aussi, avec les autres exclus du collège ».

 

Pour aller plus loin

« Le Maine Libre » : Depuis combien d’années le collège Saint-Louis a-t-il créé cette section ?

Hélène Genetay (responsable de la section enfants précoces) : Ça fait plus de quinze ans. Il manquait cruellement de structures pour prendre en compte ces enfants. Ils ont vraiment un fonctionnement différent des autres enfants. Le programme est le même, ils ont les mêmes cours. C’est juste la façon d’enseigner et d’appréhender les élèves qui diffèrent.

Y a-t-il un profil spécifique aux enfants précoces ?

Oui et non. Il y a autant de profils que d’enfants précoces. Mais on retrouve souvent des caractères communs : un QI supérieur à 130, un grand sens de la justice, un gros décalage entre la maturité intellectuelle et la maturité émotionnelle et affective…

Souvent les enfants précoces sont détectés quand ils voient un psychologue soit parce qu’ils ont un problème scolaire soit pour des problèmes relationnels.

Il y a également plus de garçons que de filles dans nos classes car les filles se fondent mieux dans « le moule ». Elles se font moins remarquer, et réussissent mieux à suivre le cursus classique.

Tous les enfants précoces sont-ils brillants à l’école ?

Contrairement à ce que l’on peut penser, un tiers des précoces est en échec scolaire. Certains ne se sentent vraiment pas à leur place dans le système scolaire, d’autres ont des problèmes d’écriture car leur cerveau va trop vite pour l’écrit. D’autres ne sont pas détectés « précoces » et sont classés comme « mauvais élèves ». Mais il y a aussi des enfants précoces qui vont très bien.

Mathilde BELAUD
Le Maine Libre

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