Vous me pensez surdoué, je me considère incapable : dans la tête d’un enfant zèbre

Par   Le 23/04/2014 à 06:30

Je sais que je suis différent. Je ne pense pas comme les autres garçons de mon âge. Personne n’est comme moi et je ne suis comme personne. Je ne suis pas mieux, même si on m’appelle à tort « surdoué », et je me sens souvent plus nul que nul. Je suis un enfant-zèbre.

[Récit par Daisy Lorenzi]

Je m’appelle Thomas. Comme tous les garçons 12 ans, je suis en cinquième. Et pourtant, je ne m’y sens pas à ma place. À vrai dire, je m’en fiche car ça ne m’intéresse pas de rentrer dans un moule, mais à force de ne correspondre à aucune case, j’ai fini par déborder de tous les cotés, à déranger et à détonner encore plus. Alors l’an dernier, on m’a « testé » et le diagnostique est tombé : « enfant intellectuellement précoce » (EIP) ou « haut potentiel intellectuel » (HPI).

Ne dites pas surdoué. C’est faux, en plus de donner l’air d’être prétentieux. Oui, mon QI est supérieur à 130 – comme seulement 2% de la population – pourtant ce n’est pas une question d’intelligence. Je ne suis pas « en avance », ni plus intelligent. Je suis intelligent différemment. Il suffit de prendre mes résultats scolaires pour s’en convaincre : je suis un cancre. Chez moi, la performance est une angoisse. J’ai besoin de tout comprendre et si je ne comprends pas, c’est forcément parce que je suis trop stupide. D’après ma mère, il ne passe pas un jour sans que je répète dix fois : « je suis trop nul ».

La suite de l‘article  sur le site….avec de  jolies illustrations…

Ecrit par Daisy Lorenzi   Jeune diplômée d’école de journalisme et intéressée par les cultures numériques, Daisy s’est progressivement spécialisé dans le web. Particulièrement à l’aise sur des sujets de société, elle aime aller sur le terrain pour informer de manière originale et innovante.

 

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