Différence et souffrance de l’adulte surdoué, Cécile BOST

Si la terminologie associée au surdon est souvent porteuse de confusions et malentendus, voire renvoie à de tristes idéologies et à de sombres moments de l’Histoire, l’existence de ce mode particulier de fonctionnement est une réalité neuro-physiologique.
Loin de se limiter à des performances intellectuelles élevées, le surdon est aussi exacerbation des sens et des émotions, et en cela vecteur de difficultés sociales et personnelles, que la méconnaissance globale du phénomène renforce.

A travers des témoignages de personnes surdouées et des données théoriques (études scientifiques), ce livre, à l’usage des personnes surdouées, de leur entourage, et des thérapeutes, tente de réduire de déficit d’informations, afin de donner de nouvelles pistes et espoirs pour l’avenir : compréhension et acceptation de soi, nouvelles techniques de prise en charge, amélioration de l’aide, pistes de recherche.

Afin de mieux cerner la douance, il est important de dépasser certaines idées reçues : non le surdon ne se limite pas à un fort QI, non la réussite n’est pas systématique mais plutôt l’inné et l’acquis se mêlent étroitement pour la déterminer ou conduire à l’échec, non l’image sensationnaliste véhiculée habituellement par les médias ne reflète pas la réalité, oui le surdon peut exister chez les femmes, et chez des personnes handicapées.

Les découvertes des neuro-sciences sont encore bien mal connues, et on se limite encore trop souvent à une approche quantitative de l’intelligence. Pourtant, il est essentiel de prendre en compte la manière dont elle s’exprime (ses différents profils, son versant conatif, les liens entre émotions et apprentissage notamment), et pour le cas de la douance, de considérer les hyperexcitabilités comme une donnée majeure dans la compréhension du phénomène.

L’Article en entier de Marion sur le site Adulte surdoué 

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