La douance reste méconnue d’une grande majorité de professionnels de la santé et de l’éducation

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La douance reste méconnue d’une grande majorité de professionnels de la santé et de l’éducation
De jeunes doués en compagnie de professionnels de la santé et de l’éducation le 14 novembre à Brossard.
ÉVÉNEMENT. Des professionnels de la santé et de l’éducation se sont massés le 14 novembre à l’hôtel ALT du Quartier DIX30 afin d’assister à la toute première conférence de l’Association québécoise pour la douance (AQD), où spécialistes et avertis sensibilisaient à la réalité des enfants à haut potentiel.

Les 200 billets pour l’événement se seront écoulés en moins de 48 heures. Pour l’une des seules psychologues québécoises expertes en douance, Dre Marianne Bélanger, cet élan est le signe que les mentalités évoluent sur cette question longtemps écartée des réflexions de société.

La fondatrice d’AQD, qui regroupe différents professionnels intéressés par la douance, a d’ailleurs annoncé que cette rencontre marquerait le début d’une vague de sensibilisation auprès de la population sur la précocité intellectuelle et ses enjeux. Le but: pallier le manque de ressources et d’expertise au Québec.

 

L’écueil du mauvais diagnostic

Le désert de connaissance est tel que la majorité des cas d’enfants à haut potentiel ne sont pas diagnostiqués. Selon Dre Bélanger, 25% de ces enfants doués sont diagnostiqués TDAH et prennent des médicaments non adaptés à leur cas. Et comme la douance est «loin d’être une simple histoire de quotient intellectuel (QI), car ce dernier ne rendrait compte que de 40% des aptitudes de douance intellectuelle», plusieurs enfants passent sous le radar.

«La douance est loin de n’être qu’une histoire de quotient intellectuel (QI). Le QI ne rendrait compte que de 40% des aptitudes de douance intellectuelle.» – Dre Bélanger

«La douance est un beau cadeau de la vie, a introduit la présidente de l’Ordre des psychologues, Dre Christine Grou, en début de conférence. Mais pour ce faire, il faut s’adresser à cet aspect avec toute l’attention que cela mérite. Il y a malheureusement une véritable absence de considération pour la douance dans les diagnostics. Beaucoup de ces enfants se retrouvent marginalisés, seuls et en détresse. Ce sont aux structures et aux professionnels de proposer des arrangements et de s’adapter pour apporter des solutions», a-t-elle lancé.

Des professionnels non formés

La grande majorité des professionnels ne sont pas formés pour dépister, évaluer et répondre aux besoins de ces individus.

«Lorsque j’explique mon intérêt pour la douance, je dois le faire en mettant en avant les faits biochimiques pour capter leurs attentions. La plupart du temps, les regards sont incrédules et les sourcils se froncent, mais je crois qu’au fond cela intéresse…» – Dre Jolène Sarrazin, médecin.

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