Une politique de recrutement et de management pensée pour les surdoués, un actif immatériel à progression géométrique ?

02/06/2017//Matthieu Lassagne//CEO de Coaching & Douance

Mettre en place une politique pensée pour les talents surdoués a bien plus de valeur que ce que l’on pourrait mesurer financièrement. Par exemple, nous remarquons que les besoins de ces talents reflètent dans les faits les besoins, non exprimés, de tout un chacun dans l’entreprise : les écouter améliore la motivation et la santé au travail de tous. Leurs enjeux reflètent par ailleurs les enjeux de leurs organisations. S’intéresser à ces 2 ou 5 % de la population (50% au sein de certaines structures) qui sur-expriment les lames de fond qui traversent la société, et sentent les défis à venir, constitue une politique de développement durable pour son organisation que la finance ne peut pas encore mesurer. Bien d’autres raisons, hors finance, doivent nous amener à mettre en place des politiques, communiquées judicieusement, pour les personnes surdouées.

Dans cet article, je ne reviens pas sur les singularités de ces personnes surdouées que vous trouverez sur cette page et dans d’autres articles, et j’interroge avec vous la valeur financière de l’actif que constitue la mise en place d’un programme pensé pour les talents que j’appelle « surdoués » pour simplifier.

Je vous explique pourquoi, selon moi, pour une organisation ou une institution, mettre en place un programme pour recruter, intégrer et accompagner des talents surdoués, c’est créer un actif immatériel dont la valeur progresse de manière exponentielle au cours du temps.

Je voudrais préciser ma subjectivité et l’absence, à ma connaissance, de preuve scientifique à ce sujet, cet article inspirera chacun à former son opinion. C’est mon intuition que je vous livre ici.

L’urgence de regarder l’avenir tel qu’il arrive, pour la PME ou le grand groupe

Je pose l’hypothèse que pour les entreprises, l’intelligence (humaine et artificielle) va devenir ces prochaines années un facteur encore plus important de différentiation. Et l’intelligence attire l’intelligence, ce qui donnera, d’un côté des grands groupes en position dominante automatisés à 90%, avec un Big Data immense, une intelligence collective capable de gérer la complexité de l’intelligence artificielle, qui s’adapteront parfaitement à un paysage d’opportunités changeant. Et d’un autre côté nous aurons les groupes initialement pérennes, perdus face au Big Data et à la puissance des réseaux sociaux, incapable de faire face aux enjeux de cybersécurité, empêtrés dans les jeux politiques et incapables de garder les meilleurs talents, qui disparaîtront rapidement. Les Etats pourront continuer un moment de subventionner ces derniers, mais en contractant une dette sur le futur qui réduira à chaque fois un peu plus leur marge de manœuvre.

Recueil d’articles de Laurent Alexandre, spécialiste des technologies NBIC – Accéder à la page

Or la mise en place de programmes pour intégrer ces talents intuitifs, à la pensée rapide, globale, transversale, systémique, constitue un facteur important d’augmentation de l’intelligence collective et de bonne gestion de l’intelligence artificielle.

Ainsi, selon moi, mettre en place un programme pensé pour ces surdoués, qui sont bien souvent les derniers à participer aux jeux politiques afin de se mettre en valeur, c’est ajouter un actif immatériel à son bilan qui dépasse rapidement et substantiellement les coûts liés à sa création. L’explication vient de la combinaison des facteurs suivants :

1. Chez le concurrent, la majeure partie des tâches seront progressivement réalisées par l’intelligence artificielle…
2. Notre monde de plus en plus connecté devient mathématiquement de plus en plus volatile, incertain, variable…
3. Véritables machines à créer du lien, coachs systémiques d’état d’esprit, ils participent au développement d’une véritable intelligence collective….
4. Si les dirigeants restent clairs sur l’égalité de traitement des collaborateurs, la bienveillance, l’éthique,….

Programme pour surdoués, entre précurseur et effet de mode

Nous sommes actuellement dans une fenêtre relativement étroite : Airbus a déjà accepté la mise en place d’une communauté dédiée à la douance, les conférences se multiplient à ce sujet. Nous n’avons pas connaissance d’éventuels autres projets confidentiels. Et à la fois, il ne s’agit pas encore d’une mode comme les programmes RH pour la génération Y par exemple. Un peu comme le Bitcoin au tout début de sa mise en place : produit financier trop fragile, qui manque de reconnaissance, ou qui va prendre ?

La suite de l’article  ici

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