Accepter ma surefficience pour vivre ma complexité… plus simplement!

Il y a quelques mois, j’ai fait une découverte bouleversante sur moi-même. Après 33 ans d’existence, et à peine moins de quête identitaire, j’ai compris que j’étais surefficiente. Mot un peu barbare pour parler de haut potentiel, de gens précoces, zèbres, surdoués, et j’en passe. J’aimerais vous raconter comment j’en suis venue à ce diagnostic, et le changement que cela a provoqué dans ma vie.

Vous connaissez l’expression familière des romans de gare : « Tout a commencé quand… » ? Eh bien, j’ai bien failli l’utiliser, alors que pour moi ce n’est pas aussi simple. Je préfère parler de « fait déclencheur ». Je ne vous raconterai pas aujourd’hui tout ce qui m’a mené jusqu’à ce déclic. Ce serait trop long à faire entrer dans un seul article. Comme je viens de le dire, j’ai déjà 33 ans et une longue route de quête identitaire derrière moi!

Le déclic : me sentir sur la même longueur d’ondes qu’une personne surefficiente

Un beau jour de 2016, j’ai reçu dans l’association dans laquelle je travaillais une jeune stagiaire de 17 ans. Elle devait faire un stage de découverte et avait choisi notre structure. Je l’ai trouvée un peu spéciale au départ, elle était très discrète. Elle se contentait d’observer. Mais très rapidement, et presque implicitement, elle a pris de plus en plus de responsabilités dans l’équipe, alors qu’elle n’était supposée qu’observer notre travail. C’était totalement impossible de ne pas lui faire confiance : dès que je lui confiais une tâche, elle me montrait qu’elle m’avait parfaitement écoutée et qu’elle avait parfaitement compris mes attentes. Et qu’elle avait pris grand soin à faire ce travail. Le résultat était impeccable.

Je suis moi-même un peu spéciale au point de vue des attentes : je suis bien placée pour savoir qu’il est quasiment impossible de combler les miennes ! Je suis donc consciente que c’est très bizarre que quelqu’un arrive à les combler. En plus de ça, nous faisions régulièrement une partie de la route du retour ensemble, et malgré notre énorme différence d’âge, j’avais l’impression que nous pouvions parler très facilement, de façon fluide, de tous les sujets possibles, en l’espace de cinq minutes. A la fin de sa deuxième et dernière semaine de stage, nous avions développé une relation discrète mais confiante, et complice. C’est ce qu’il lui a fallu, je suppose, pour m’avouer qu’elle était surefficiente.

Je ne connaissais pas du tout ce terme, et je lui ai demandé ce que ça signifiait pour elle. Je ne me souviens plus précisément de ce qu’elle m’a dit. Elle m’a simplement expliqué son fonctionnement, en prenant des exemples concrets. Au fur et à mesure, sa liste s’agrandissait, et j’avais l’impression qu’elle me parlait de moi. J’étais très intriguée. Elle m’a dit que peut-être que moi aussi j’étais surefficiente, et que ça expliquerait qu’on arrive si bien à communiquer toutes les deux. Elle a ajouté que ses deux parents avaient été diagnostiqués très tard, et qu’un ouvrage les avait beaucoup aidés : Je pense trop, comment canaliser ce mental envahissant, de Christel Petitcollin.

« Si on juge un poisson sur sa capacité à grimper à un arbre, il passera sa vie à croire qu’il est stupide »

Je me suis donc procuré ce livre et l’ai dévoré. 90% des affirmations de l’auteur me correspondaient. Oui, j’étais hypersensible, hyperlucide, et j’avais tendance à la dépendance affective. Oui, ma pensée fonctionnait en arborescence, et oui je m’ennuyais très souvent. Oui, j’avais souvent l’impression d’être en total décalage par rapport aux autres personnes. Rejetée, moquée, ou bousculée très souvent. Oui, je me sentais très souvent en échec sur des choses qui paraissaient faciles aux autres. Oui, ma principale motivation dans la vie était de connaître, d’apprendre, de comprendre, de mettre en harmonie. Oui, j’avais plein de passions, des lubies, et j’avais du mal à rester très longtemps intéressée par un projet une fois que j’en avais fait le tour.
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