Eve-Marie Koehler, surdouée pour hauts potentiels

27 11 2016

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Une femme libre
L’Ecole Germaine de Staël qu’elle a fondée en 2009 accueille cinquante enfants à «haut potentiel» de 3 à 17 ans. Dans son bureau, un portrait de Germaine de Staël l’inspire quotidiennement. «Cette femme libre, fille de Jacques et Suzanne Necker, Suisses romands devenus des figures marquantes de la société parisienne, a eu une influence à la fois politique et littéraire à travers l’Europe», explique avec admiration celle qui prépare un doctorat sur le sujet.
Mais ce qui l’occupe quotidiennement, en plus de ses cours de pilotage ou de ses cinq enfants, c’est la gestion de son école et le bien-être des écoliers qui la fréquentent. Son établissement, composé de cinq classes avec des petits effectifs, propose un programme enrichi, avec des langues étrangères, de la musique, du théâtre, des sciences poussés ou du tai-chi pour des filles et garçons qui ont pour point commun d’avoir un quotient intellectuel dépassant les 125.

Pas davantage de hauts potentiels qu’avant
Face à l’ampleur du phénomène et au manque de structures dédiées aux hauts potentiels (HP) – mis à part la Garanderie à Lausanne – elle doit constamment refuser des demandes malgré l’écolage qui s’élève de 14 000 à 26 000 francs, proportionnellement aux revenus.Elle envisage d’agrandir son école mais peine à trouver des locaux. «Environ 3 à 4% de la population possède un quotient intellectuel supérieur à 125, toutes classes socio-économiques confondues. Il n’y a pas davantage de hauts potentiels qu’avant mais aujourd’hui les enseignants ont appris à mieux les identifier. Ces enfants possèdent une pensée en arborescence, parfois envahissante, avec des idées qui en appellent d’autres. Ils présentent une très grande sensibilité, ont une énorme capacité de mémorisation, un esprit de synthèse et une très bonne logique», explique-t-elle, intarissable sur la thématique qu’elle a étudiée à l’Université Paris V, sous la conduite de Maria Pereira.

Caractère explosif
«Si certains enfants s’intègrent bien dans un système scolaire traditionnel grâce généralement à une famille qui les nourrit intellectuellement, d’autres présentent des troubles ou des signes d’ennui très marqués, avec parfois des échecs scolaires. D’autres encore se blindent émotionnellement et s’intègrent mais cela laisse des traces. Ils se transforment parfois en adultes aigris et en veulent à la société entière», poursuit-elle.
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