Quand l’enfant à Haut Potentiel n’est pas celui qu’on pense…

Par 15 février 2015

Celui que l’on appelle encore élève intellectuellement précoce (EIP) dans l’éducation nationale  n’est pas toujours le « surdoué » de la classe. Ce simple constat a justifié l’abandon du terme « surdoué » dans la littérature officielle. Il est même si peu représentatif que le concept de« haut potentiel » lui a été préféré ces dernières années. Nous avons en moyenne un EIP par classe, et une fois sur trois, cet enfant sera en difficulté, voire en échec.

Pourquoi est-ce un enfant à haut potentiel ?

Parce que le fonctionnement cognitif du HP (haut potentiel) est différent.  Il fait partie des enfants à besoins particuliers, des « pas comme tout le monde ». Avec une « pensée en arborescence« , une lucidité angoissante, un perfectionnisme frustrant, un sens de la justice acéré, une hypersensibilité difficile à gérer, une empathie naturelle mais envahissante, une « rage de tout maîtriser« … ce n’est pas toujours facile de rentrer dans le cadre scolaire conçu pour les 80% de « normaux pensant ». Souvent, la capacité d’adaptation est si forte que l’enfant sera en grande réussite. Mais pas toujours. Et savoir qu’un tiers des enfants ayant un quotient intellectuel supérieur à 98% de la population se retrouvent en échec scolaire, c’est difficile à admettre.

Comment reconnaître un enfant à haut potentiel ?

L’EIP est « hyper tout« , souvent excessif, d’un côté ou de l’autre mais rarement modéré. Il préfère parfois ne pas faire plutôt que de risquer une erreur. Il croit que savoir, c’est apprendre et possède rarement le sens de l’effort : ce qui peut provoquer une brusque chute des résultats en 5ème ou en 2nde, sans que personne ne comprenne pourquoi. Jean-François Laurent les nomme les APIES : personnes atypiques dans l’intelligence et l’émotion. Il explique qu’ils ont souvent le coeur tailladé car une banale remarque qui ne blessera personne…pourra les atteindre eux, profondément. On dira donc qu’ils sont susceptibles, immatures mais ce n’est qu’une sensibilité extrême qui peut aussi les conduire à se couper de leurs émotions. C’est tout ou rien.

On lit souvent sur son bulletin : « veut savoir sans apprendre », « n’exploite pas ses capacités » , « rêveur », « doit apprendre à développer », « ne lis pas les consignes », « manque d’organisation », « doit s’appliquer davantage », « quand il veut, il peut »…

L’enfant à haut potentiel a du mal à rentrer dans la norme et peut être  fâché avec l’écriture qui représente une structure à intégrer, des règles à appliquer pour suivre scrupuleusement un cadre imposé. Avez-vous remarqué que les élèves qui s’adaptent ou se « sur-adaptent » ont souvent une écriture très lisible, ronde, calligraphique ? Ce n’est pas le cas de la plupart des HP ! D’autres explications rentrent aussi en jeux en ce qui concerne l’écriture. Pour en savoir plus sur l’écriture du HP

La suite ici

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